L'EGLISE

EGLISE ST-JACQUES de 1742, refaite en 1770

Rattaché d'abord à la communauté d'habitants de Simencourt, Monchiet n'avait pas à l'origine de lieu du culte.

Le portail classique à fronton triangulaire date de 1769

La cloche de 1874 s'appelle Amée Ludivine

NOTRE-DAME de MARCHETTE (histoire de la Vierge)

Un berger faisait paître ses moutons dans un champ situé entre Basseux et Monchiet. Il remarqua que son troupeau se portait de préférence à un certain endroit toujours plus verdoyant bien qu'il fut plus souvent piétiné et mordu. Le fait lui parut, avec raison, surprenant. Il en fit part aux gens de Basseux et l'on résolut de creuser l'endroit singulier. On ne tarda pas à découvrir la statue de Notre-Dame. Les chrétiens qui avaient ainsi caché leur Patronne étaient-ils morts ? Sans aucun doute car ils auraient révélé le lieu du saint dépôt. Quoiqu'il en soit, la Vierge fut ramenée à l'église de Basseux mais les habitants de MONCHIET, s'armant d'un article du Code, réclamèrent la statut comme ayant été trouvée dans une terre dépendant de leur commune. Basseux refusa. MONCHIET s'obstina. Bref que la Vierge eut été donnée ou enlevée, elle fut déposée en l'église de MONCHIET. Mais, un matin, on la trouva à la porte de l'église de Basseux. L'évènement se renouvela deux fois, ce qui mit fin au pieux litige et Notre-Dame reçut le nom de "Marchette".

Tous les ans, un pélerinage commence le 25 mars en l'honneur de Notre-Dame de Marchette. On l'invoque principalement pour les enfants tardant à marcher, marchant difficilement, malingres, estropiés ou infirmes.

Mais aux humbles prières adressées pour les enfants à Notre-Dame de Marchette, l'histoire plus récente à permis d'ajouter des hymnes de reconnaissance.

En effet, l'église de Basseux a été particulièrement protégée au cours de la grande guerre. En 1914, les tranchées n'étaient qu'à quelques centaines de mètres du sanctuaire de Notre-Dame. Les Allemands occupaient Ransart, Monchy-au-Bois, les hauteurs de Rivière. Basseux était menacé. La prudence ordonnait que l'on mit en lieu sûr l'antique et vénérée statue. On la descendit dans une cave profonde mais on rapporte que le général qui commandait les soldats bretons et vendéens cantonnés à Basseux protesta contre cette retraite et ordonna de replacer la statut à sa place d'honneur. Pendant toutes les hostilités, aucun obus ne tomba sur l'église. Plusieurs ex-voto et de nombreux coeurs en argent témoignent que l'on invoque pas en vain la Vierge de Basseux et ainsi demeure vivace dans un coin de l'harmonieux pays d'Artois, une dévotion pour laquelle ses habitants actuels rejoignent les ancêtres par dessus les vicissitudes des guerres et révolutions.

LE CHATEAU

Il existe au sud du village une motte boisée, située derrière l'église. Elle n'a plus d'accès direct. On devine encore les restes de fossés, un faible talus dans la pâture la jouxtant laisse  à penser qu'il s'agit des restes de la basse-cour.

Le dictionnaire archéologique et historique du Pas-de-Calais indique une "motte très élevée, entourée de fossés et en dessous de laquelle il y a un puits ; ce qui fait penser qu'il a existé autrefois un château sur cette motte."